On plonge ?

POP’UP

Parcours artistique et nautique sur Vilaine

POP'UP

EXPLORER

POP’UP, qu’est-ce que c’est ?

Selon la définition du dictionnaire,  un ou une pop-up de l’anglais to pop-up « surgir », est parfois appelée « fenêtre intruse » car elle s’affiche en superposition de la fenêtre de navigation principale lors de la navigation sur Internet sans qu’on l’ait désiré.

Selon, l’agence Croûte, agence de paysagistes qui considèrent que « la croûte terrestre n’a jamais été aussi sale que depuis que le monde est propre », un pop’up est un « Plan d’Opérations Paysagères Ultra- Poétiques », dont le but est de créer de nouveaux rapports aux espaces vécus et partagés.

Notre Pop’up à nous est imaginé comme une nouvelle fenêtre, non pas intruse mais désirée qui surgit de nos pratiques du fleuve et de nos imaginaires et s’ouvre sur différents lieux qui « prennent soin » dans la continuité d’une dynamique amorcée par la Coopérative d’urbanisme culturel Cuesta en 2019 sur la vallée de Vilaine pour nous (re)connecter à notre fleuve et le repenser comme un lieu de voyage près de chez soi afin de dessiner d’autres géographies sensibles reliées aux grands enjeux écologiques actuels.

En résumé, Pop’up, parcours artistique et nautique le long de la Vilaine est un pas de côté, une invitation à la déconnexion douce qui nous propose d’imaginer notre fleuve réconcilié comme une œuvre à traverser avec notamment :

Des « pépites de Vilaine », œuvres en verre créées par la géoverrière Lucile Viaud, à partir de déchets de verre collectés dans et le long de Vilaine, elles sont accueillies par différents « lieux-liens » qui en sont les sources d’inspirations et les relient à des thèmes comme la biodiversité, l’alimentation, la santé mentale…Le « kay’art », embarcation en bois inspirée du patrimoine nautique de la famille Nugue, il est orné d’une voile-œuvre peinte par l’artiste Mioshe en collaboration avec Eric Deroost. Comme un signal de Vilaine, le kay’art sort lors de temps-forts nautiques. La carte de navigation, croisant témoignages et savoirs d’eau, elle est conçue par Cuesta et vous donne des informations pratiques et indications techniques pour partir à la découverte de ce nouveau parcours nautique.

Et enfin ou plutôt au début, le « port d’attaches » paysagé par l’agence Croûte vous accueille au Domaine de Tizé pour démarrer votre périple ou vous re-poser à l’ombre du Ph’rêne ou sous les ormes de l’île à palabres.

Le Port d’Attaches

par l’Agence Croûte

Une installation artistique et paysagère “ultra-poétique” pérenne Au bout du plongeoir : entre aménagement et œuvre, cet espace au bord de la Vilaine permet de travailler la connexion au fleuve et de créer l’un des tous premiers ports de Vilaine amont, proche de Rennes, sur la commune de Thorigné-Fouillard et limitrophe de Cesson-Sévigné. Pour cela l’agence Croûte a mis en place un chantier participatif avec les bénévoles de l’association Au bout du plongeoir et de Thorigné Eaux Vives en juillet 2025. Ce nouveau port autant “attachant” qu’attractif met en valeur et crée de nouveaux usages autour de l’eau.

Le Ph’rêne et sa table, “plongeoir” accueillent pique-niques, rencontres, co-boulot bucolique…Un espace particulièrement apprécié les jours de grande chaleur.

Le quai d’embarquement et la berge aménagée ont été conçus avec le club de kayak pour faciliter leur pratique. Des bandes blanches sur le frêne, véritable soin à base de chaux, de cendre et de bouse de vache collectée chez un voisin complice agriculteur font de l’arbre un signal, comme une balise dans le paysage.

L’Ile à Palabres

par l’Agence Croûte

Située dans la cour du domaine de Tizé, l’île à palabres permet à l’étendu du domaine de se recentrer spatialement. Cette intervention est une ouverture aux devenirs des lieux, un don pour les générations à venir. L’île est à percevoir non pas comme une insularité utopique dans un océan désert, mais comme un espace où l’on se retrouve un temps pour mieux pouvoir repartir à l’ombre de trois ormes.

L’entretien de ces sujets est une attention portée sur le temps long.

Cette future île sera palabreuse : les discussions s’appuieront contre un tronc, autour d’une table sous les houppiers, ou seront chantées par un oiseau sur sa branche.

L’orme, l’arbre des poètes : on appelle souvent l’orme « l’arbre des poètes » parce qu’il est traditionnellement associé à l’inspiration, à la mémoire et à la transmission. Arbre majestueux, protecteur et profondément enraciné, l’expression “je t’attendrai sous l’orme » évoque le temps d’attente qui pouvait susciter la rêverie et donc la poésie

Décimé par la graphiose, il a pourtant survécu. L’INRAE conserve aujourd’hui des ormes résistants pour préserver leur mémoire génétique et permettre leur retour dans nos paysages. Ces trois ormes proviennent de l’INRAE.

Avant la plantation, une soirée nous a permis d’écrire des mots doux d’accueil des ormes qui ont ensuite été plantés dans le terreau. L’occasion aussi d’en savoir plus sur cette arbre grâce à la simulation In situ du paysagiste en personne !