LE KAY’ART
Une embarcation historique et contemporaine

Le « kay’art » est une embarcation en bois inspirée du patrimoine nautique de la famille Nugue, il est orné d’une voile-œuvre peinte par l’artiste Mioshe en collaboration avec Eric Deroost.
Comme un signal de Vilaine, le kay’art sort lors de temps-forts nautiques.
Quand les bateaux deviennent Patrimoine culturel
Depuis près d’un siècle, la famille Nugue incarne en France la tradition vivante et exigeante de la restauration artisanale de canoës en bois et embarcations légères à l’aviron.
Installée à Bourg-des- Comptes, à la Courbe, près d’un méandre de la Vilaine, cette famille de passionnés transmet, de génération en génération, un savoir-faire rare et précieux, hérité de leur père, artisan menuisier de métier, qui avait fondé l’atelier familial en 1922 avec un savoir-faire de haute technicité, alliant le geste à la pensée. Ensemble, ils se spécialisent dans la restauration minutieuse de canoës traditionnels en bois, mettant à profit des décennies d’expérience, un amour du bois, et une connaissance intime des techniques anciennes de fabrication navale. Le bois est travaillé à la main, dans le respect des courbes et des essences, comme le cèdre rouge, l’acacia, l’épicéa sans nœuds, le frêne ou encore d’autres bois nobles.
Pop’up est l’opportunité de valoriser ce magnifique patrimoine nautique et de raviver la pratique du fleuve en tant que « loisir »ou mobilité douce simple, près de chez soi.



« De tout temps, le bois a fasciné l’Homme. Sa diversité d’essences, de structures, de densités, de couleurs, de parfums, de sonorités même, en ont fait une source inépuisable d’émotions et de créations. » Roland Nugue
La voile peinte par l’artiste Mioshe
Antoine Martinet, dit Mioshe, dessine et peint sur le mur et sur la toile la relation entre l’humain, l’urbain, la nature et l’espace dans lesquels ses éléments s’inscrivent. Son univers mêle figures hybrides et chimériques, la faune et la flore, le masculin et le féminin, le cosmique et l’historique.
A la fois paysagères et parfois cartographiques, ses compositions picturales peuvent faire penser à certaines peintures de la Renaissance flamande, ou encore, dans un registre plus lointain, aux archétypes de la Grèce antique ou l’Égypte ancienne.
Ces voyages à travers les époques lui permettent de mettre en lumière des sujets sensibles notamment dans son travail de tapisseries et de peinture sur jarres : la consommation des ressources naturelles, les zones à défendre, ou encore les rapports de dominations en société, qui sont autant de thèmes que l’artiste tente d’aborder dans ses œuvres.
L’architecture, les couleurs du paysage et l’histoire des lieux sont des matières essentielles dans ses œuvres, souvent dans l’espace public.
En 2026, Mioshe créé une voile “signal” représentant la Vilaine et ses méandres sous forme de Serpida, ce qui veut dire dragon en Gallo.
