Le SEA est un espace d’expérimentation à échelle 1 dédié aux architectes, urbanistes, paysagistes, artisans, industriels, jeunes en formation, voisins, curieux, etc. Il invite des architectes, urbanistes, paysagistes, étudiants, etc. à venir expérimenter dans le respect de sa philosophie et à échelle 1. Ces expérimentations peuvent être éphémères ou pérennes, sur le bâti ou le domaine alentour qui comprend prairies et bois. Le SEA se déploie également au-delà de Tizé. Il collabore à des réflexions à l’échelle nationale (groupes de travail, rencontres professionnelles, etc.). Il accompagne des projets d’aménagements urbains. Plus largement il est un outil pour les professionnels du bâti pour expérimenter aujourd’hui de nouvelles façons de faire et pour penser et anticiper les grands enjeux de demain.

 

LA PHILOSOPHIE DU SEA

 

• Questionner les manières de faire habituelles

Créer un lieu des possibles, une aire d’expérimentation pour construire et faire autrement.
C’est dans la fabrication que s’opèrent des choix et des alternatives et que les intuitions peuvent prendre forme. L’objectif est de s’autoriser des expériences particulièrement quant au modes de «faire».

• L ’attention au contexte

Il est question du sens de ce que l’on fabrique, pour qui et pourquoi ?
Les recherches et réalisations grandeur nature visent à faire évoluer le site en tant que fabrique, lieu d’incubation, laboratoire artistique et citoyen. Les architectes, urbanistes, paysagistes expérimentateurs ont cette contrainte de faire avec et faire pour les occupants et usagers du lieu, artistes, visiteurs, promeneurs, voisins.
Au-delà du site de Tizé, l’enjeu du SEA est d’être un acteur autant qu’un vecteur d’une réflexion et d’une appropriation par les habitants des évolutions et projections de transformation de quartiers en mutation (ZAC, programmes immobiliers, espaces publics..)

• Le désir d’interrelations et d’ouverture

Le SEA a pour enjeu de rendre possible des rencontres singulières, inhabituelles voire inattendues et de provoquer des collaborations et des échanges entre des personnes du métier et des personnes éloignées du monde de la construction.
Le but est de pouvoir faire ensemble et ainsi d’échanger, transmettre, valoriser les savoirs, savoir-faire et questionnements autour de chantiers communs dans le plaisir de la découverte et de la recherche.

• Une préoccupation éthique

Le SEA se développe au sein d’un contexte social, politique, urbanistique et environnemental porteur de défis pour notre civilisation, que l’on réfléchisse à l’échelle locale comme à l’échelle mondiale.
Conscients des enjeux, contemporains et futurs, d’ordre éthique, sociétal, écologique, économique qui caractérisent notre époque, le SEA crée des espaces de réflexion pour permettre d’imaginer des solutions novatrices, des alternatives éthiques et ainsi ouvrir de nouveaux horizons, oeuvrer au monde que nous souhaitons voir advenir demain.

 

LE SEA… LES ORIGINES

 

Le SEA naît en 2013 au sein d’Au bout du plongeoir où l’activité principale consiste à offrir aux artistes, toutes disciplines confondues, un espace d’expérimentation et de recherche, un espace de rencontres, de côtoiement et de frottement.
Prendre des risques, partager ses préoccupations, vulgariser l’architecture auprès des citoyens, faire, inventer aujourd’hui les solutions pour demain, éprouver à l’échelle 1/1….Ces questions partagées font émerger le SEA et la volonté de penser autrement la transformation d’un bâti et son domaine, et au-delà le devenir d’un site périurbain au coeur d’un grand projet d’urbanisme (ViaSilva).

Le film Terre en pression (9’43) réalisé par François Possémé relate la première expérimentation (2014) du SEA réalisée sur le site de Tizé par l’architecte Mickaël Tanguy. Il témoigne de façon simple d’autres manières de faire.

 

LES PARTENAIRES DU SEA

 

Le SEA se développe avec le soutien de Rennes Métropole, du Ministère de la culture – Drac Bretagne. Des partenaires publics et privés s’associent également au développement du SEA, ponctuellement sur des événements ou durablement comme l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Bretagne – ENSAB, avec qui Au bout du plongeoir est en convention de partenariat pluriannuelle.