On plonge ?

La position d’Au bout du plongeoir sur le contrôle du passe sanitaire

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Bonjour,

Face à la dangerosité du virus du covid, et à la circulation importante des variants, le gouvernement a choisi d’imposer la détention d’un passe sanitaire pour accéder aux lieux de culture.

Consciente du contexte et de l’urgence sanitaire, des risques de propagation du virus, l’association Au bout du plongeoir comme tant d’autres lieux publics et privés est depuis plus d’un an pleinement responsable et attentive aux conditions dans lesquelles les personnes viennent travailler, se promener et assister aux ouvertures publiques au Domaine de Tizé.

Mais la dangerosité du virus et l’urgence sanitaire dans lequel est placé notre pays n’empêchent pas d’avoir un regard critique sur les décisions prises par nos responsables politiques. C’est une liberté essentielle qu’offre notre démocratie.

Nous sommes très inquiets aujourd’hui du rôle que l’État nous demande de tenir en devenant un « contrôleur » des passes sanitaires sur notre lieu de travail, qui est aussi un lieu d’ouverture à toutes et tous sans distinction.

Dans une délibération en date du 6 août 2021, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) alerte d’ailleurs sur le risque d’accoutumance et de banalisation de tels dispositifs attentatoires à la vie privée et de glissement, à l’avenir, et potentiellement pour d’autres considérations, vers une société où de tels contrôles deviendraient la norme et non l’exception.

Le rôle d’une association comme Au bout du plongeoir n’est ni de contrôler ni de mener une politique sanitaire.

Elle se refuse donc à ce que ses salariés et bénévoles soient des « contrôleurs sanitaires » et regrette par ailleurs de devoir faire appel à des sociétés privées pour mettre en œuvre ce contrôle qui ne relève pas de ses missions, et qui est contraire à son éthique.

L’association Au bout du plongeoir